EXPEDITION NATIONALE
PAPOU
2005
Pays : Papouasie Nouvelle-Guinée
Région : East New Britain/ Monts Nakanaï Nakanaï / secteur
Maïto-Bairaman.
Organisation : Association Explos/SSAPO
Participants :
Judicaël Arnaud, Jacques Bast, Philippe Bence, Bertrand Blanchet,
Sébastien Delmas, Marc Faverjon, Fabrice Fillols, Barnabé Fourgous,
Tristan Godet, Olivier Guérard, Flo Guillot, Jean Héraud, Jean-Marc
Honiat, Tudor Martin, Laurent Mestre, Yoann Rocco, Lionel Ruiz, Yannis
Rung, Raphi Sauzéat, Marie Viaggi, Anne-Lise Widmer.
Dates : du 11 janvier au 14 mars 2005.
En 2000, une expédition de reconnaissance
avait survolé en hélicoptère le plateau de la Bairaman situé en Nouvelle-Bretagne
dans les Monts Nakanaï et encore jamais explorée par des spéléos,
repérant des objectifs, résurgences et pertes. Deux expéditions, en
2002 et en 2003 eurent lieu sur ces objectifs. L’expédition 2005 a
définit ses objectifs en fonction des explorations précédemment menées.
Déroulement :
Dans la seconde quinzaine de janvier, tandis qu’une
équipe s‘occupait des courses et de l’empaquetage, une autre équipe
préparait la DZ en forêt en prévision de l’héliportage du matériel.
Deux autres groupes s’occupèrent des relations avec les villageois et les autorités
locales, tandis que les premiers vols en paramoteurs eurent lieu.
Le matériel a été héliporté le 31 janvier, en même temps que la majorité
de l’équipe achevait la montée à pied vers le camp. Deux spéléos restèrent
une semaine de plus dans le village de Maïto pour réaliser les survols
de la zone en paramoteurs, dans le but de repérer de nouvelles cavités.
Le camp, situé sur le bord du plateau, permettait d'explorer
à la fois ce dernier dans un secteur mal connu et une reculée
affluente du canyon de la Ba river. Rapidement un camp avancé
situé dans la reculée fut monté et permit l'exploration
des résurgences de cette zone, dont l'une d'elles a été
atteinte grâce à une escalade de 140 m.
Sur le plateau, le gouffre 7.012 -exploré en partie en 2003- fut rééquipé,
retopographié et son exploration s’acheva à - 423 m sur un siphon.
Un autre gouffre, nommé Melchi Malu, donna accès au même collecteur
en amont.
Les cavités repérées par paramoteurs furent toutes explorées.
En fin de camp, une cavité -nommée Dom Malu- fut découverte et explorée
jusqu’à –270 m.
Enfin et comme d’habitude, de nombreuses entrées ont été visités sans
donner de résultats.
Après avoir démonté le camp à la fin du mois de février, quelques
spéléos découvrirent sur indications des villageois et étudièrent
une cavité contenant des vestiges archéologiques proche du bourg de
Palmalmal. Ces vestiges sont constitués de gravures rupestres et d’ossements
humains.
Des collectes de cavernicoles
ont été faites dans la plupart des cavités, les espèces seront ensuite
transmises a des spécialistes pour étude et détermination.
Enfin grâce aux nombreuses images tournés, le film de l’expédition est en cours
de réalisation.
Résultats :
Sur le plateau, les gouffres principaux explorés ont été :
- Gouffre 7.012 : - 423 m. Arrêt sur siphons
- Melchi Malu : - 225 m. Arrêt sur siphons, l’aval correspondant
très vraisemblablement à l’amont du 7.012.
- Dom Malu : - 270 m. Arrêt sur siphons et dans une autre
branche, sur rien (petit puits, galerie de section réduite, pas de
courant d’air, risques de mises en charge très importants).
- Gouffre des 1000 et une entrées : - 104 m. Arrêt sur
siphon.
Dans la reculée, un gros travail a été réalisé sur les résurgences
qui ont enfin pu être atteintes et explorées.
- Lali développe plus de 5 km. Arrêt à + 250 m sur une trémie
bien ventilée.
- Rarang, entrée perchée
à 150 m en pleine falaise a été atteinte après 2 jours d’escalade
en artif, malheureusement celle-ci butte sur un siphon à 250 m de
l’entrée.
Au total plus d’une dizaine de km ont été topographiés.
Les
découvertes archéologiques sont en cours d’études et de datation et
ouvrent de nouvelles perspectives d’exploration en Nouvelle Bretagne.
Perspectives :
Au
bout de trois expéditions sur ce plateau certains secteurs commencent
à être mieux connus, 25 km ont été topographiés et l’organisation
des réseaux sur le massif commence à se dessiner. Mais il subsiste
des zones de grande superficie où nous n’avons pas mené d’exploration.
Sur le secteur étudié cette année, la fin du camp n’a pas permis de
descendre toutes les entrées repérées dans la zone des 1000 et une
entrées. Les objectifs pour de futures équipes ne manquent pas sur
les Nakanaï...
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