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· Introduction |
p.2 |
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· Participants |
p.4 |
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· Compte-rendu
journalier |
p.5 |
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· Sulawesi,
Sulawesi tengah |
p.11 |
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· Renseignements
pratiques sur le pays |
p.13 |
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· Liste
du matériel emporté |
p.14 |
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· Pharmacie |
p.16 |
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· Résultats
spéléos |
p.17 |
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· Sur
Pulau Peling |
p.18 |
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· Autour
de Luwuk et de Balangtak |
p.29 |
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· Bibliographie |
p.35 |
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Voici venu le temps des
rapports. Je commencerais par dire que tout ne s’est pas déroulé comme nous
l’avions prévu. Dès notre arrivée à l’aéroport de Manado, au nord de l’île de
Sulawesi, un bagage manquait à l’appel. Après renseignements, la responsable
qui était déjà prévenue nous assure que notre sac sera là dès l’arrivée du
prochain vol en provenance de Singapour, c’est à dire dans trois jours. Cela
commençait bien !
Ensuite, chaque fois que
l’on demandait le meilleur moyen de se rendre sur Halmahera, on nous répondait
invariablement que l’on ne pouvait pas aller là-bas, que c’était beaucoup trop
dangereux, que les gens s’y battaient.
Nous étions très motivés pour ne pas gâcher notre expé, on répondait donc que ce n’était pas grave, que nous nous pourrions y aller sans danger. C’était en fait très grave, tous les bateaux en partance pour Ternate, centre de communication le plus proche de Halmahera, étaient annulés ; tous les commerçants ont fuit sur Sulawesi ; les gens se réfugiaient dans les bâtiments de police. Musulmans et chrétiens se battaient dans la rue, il y a eu 8 morts le jour où nous sommes arrivés et un article du Monde daté du 31.12.99 annonce, selon un porte-parole militaire, 255 morts, 127 blessés graves et 78 légers sur Halmahera même.
Nous avions trois jours
pour trouver un nouvel objectif, spéléologique si possible !
Par chance et surtout
par Internet, nous avons réussit à joindre Louis Deharveng et Anne Bedos,
bio-spéléos biens connus et grands spécialistes de l’Asie s’il en est. Leurs
informations précieuses nous ont permis de nous réorienter vers la région
karstique de Luwuk, en Sulawesi centre.
Nous avons connu
d’autres petits soucis comme la destruction de notre G.P.S tout neuf –trop
fragile ces choses là- et le blocage du compteur de la boite topo mais nous
avons tout de même pu aller sous terre ce qui n’est déjà pas si mal !
Les
résultats spéléo sont loin d’être exceptionnels mais nous avons fait un
important travail de prospection sur le massif de Luwuk et sur la partie Est de
l’île Peling. Toutes les résurgences majeures que nous avons pu voir sont
impénétrables, elles étaient noyées, trop étroites ou le niveau d’eau était
trop important. Pénétrer plus en avant sur le massif demandera un repérage
préliminaire par avion ou par photos satellite afin de déterminer un objectif
précis. Malgré toutes nos recherches, nous n’avons trouvé personne capable de
nous informer sur les sommets du massif et partir au petit bonheur est trop
aléatoire quant aux résultats.
Cette
année nous avons eu la chance de rencontrer Holid, un jeune Indonésien, qui a
eu la gentillesse de nous accompagner une vingtaine de jours. Grâce à lui la
logistique est devenue tellement plus simple, dommage qu’il n’ait pas pu rester
avec nous jusqu’à la fin !
Il nous a permis entre
autres d’explorer deux belles pertes sur l’île de Peling. Il a longtemps hésité
entre curiosité et peur à propos du milieu souterrain. Finalement la curiosité
l’a emporté et nous l’avons emmené lors de l’exploration de Pondoboï. Ce
fut un grand moment pour tous, surtout pour lui. Il est des choses comme cela
que l’on n’oublie pas !
Nous
avons visité de nombreux trous insignifiants, nous avons fait une spécialité
des traversées entre blocs mais nous avons ramené plus de trois kilomètres de
première. Mc Nab et Smart qui ont visité la même zone en
1995 n’ont pas été aussi heureux.
P.S : la poisse
continue, le sac à dos de Flo n’est pas encore arrivé, nous avons reçu un appel
de l’aéroport le 5 janvier il devrait arriver. L’appareil photo de Nico a eu
des ratés, toutes les photos qu’il avait prises sous terre sont
inexploitables !
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3, route de Villeneuve 09800 ARGEIN
Nicolas
CLEMENT
Ritou Bernède 09320 MASSAT
Hanga-Hanga, kecamatan Luwuk, Sulawesi Tengah,
Indonésie.
Adresse de correspondance : CHOLID MATORANG, P.A. Hudaya Matorang,
Jalan Cokroaminoto, n°7 – LUWUK, Kab. Bannggaï, Sulawesi Tengah, Indonésia.
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Départ de Paris à 12h
pour Singapour.
Arrivée à Singapour à 7h
30 heure locale (7h de décalage horaire) après 12h30 d’avion. Correspondance
pour Manado à 10h. Arrivée à 13h 30 à Manado (nord-est de Sulawesi). Première
surprise, il manque le sac de Nico : il est resté dans un container de la
compagnie à Singapour.
Arrivée à Bitung à 16h
(un port à l’est de Manado) par taxi pour prendre le bateau de manière à rejoindre
l’île d’Halmahera via Ternate. Nuit en hôtel à Bitung.
Prises d’informations
sur les moyens de se rendre sur l’île d’Halmahera. Nous apprenons l’existence
de combats à Ternate entre extrémistes chrétiens et musulmans. Or les bateaux
pour Halmahera passent par Ternate. Nuit à Bitung.
Recherches
d’informations sur les événements de Ternate et les moyens d’atteindre
Halmahera.
Tous les bateaux sur
Ternate sont annulés. Nous ne pouvons pas aller comme prévu sur l’île
d’Hamahera. Nous contactons Louis Deharveng à Toulouse pour trouver une zone
karstique de remplacement dans la région. Nuit toujours à Bitung.
Retour à Manado à
l’hôtel Le Smiling. Récupération à
l’aéroport du dernier sac. Louis Deharveng nous transmet, via Internet, des
renseignements sur les zones calcaires vierge en Sulawesi centre. Recherches
des moyens pour se rendre en Sulawesi centre. Nuit à Manado.
Départ de Manado en taxi
à 9h. Arrivée à Gorontalo (port situé au centre de Sulawesi Nord) à 18h. Nuit
dans les locaux d’embarquement de ferry.
Journée à attendre le
bateau dans le terminal de Gorontalo. Recherches d’informations sur les grottes
proches de Luwuk. Embarquement dans le ferry à 22h pour Pagimana.
Arrivée à Pagimana à 8h.
Pagimana est un port au nord-est de Sulawesi centre. Nous atteignons Luwuk par
taxi à 9h30. Luwuk est une ville sur la côte sud-est de Sulawesi centre en face
des îles Peling. Recherches d’informations sur les grottes du secteur.
Reconnaissance jusqu'à la centrale électrique de Hanga-Hanga. Nous visitons
deux cavités de 10 à 15 mètres de développement.
Jean-Marc, Béa et Flo
visitent et relèvent le croquis de :
-
Salodik Gua (250 m de développement) à coté du
village de Salodik ;
-
Mandian Gua (20 m de développement pour 10 m de
profondeur) à deux km de Salodik ;
-
Lenyek Gua (100 m de développement avec des
milliers de chauves-souris et tas de guano démesurés) à six km de Salodik.
Aucune de ces grottes
n’est active. A proximité de Salodik, il ne restera -à priori- qu’une grotte à
voir de l’autre coté de la rivière en face de Mandian Gua. Vu sa situation, ce
n’est certainement pas une résurgence. Gua signifie grotte en indonésien.
Phil et Nico montent
au-dessus de Luwuk à hanga-hanga guidés par trois personnes. Une heure de
marche et 200 m environ de dénivelé à partir de la centrale électrique. Visite
et réalisation de croquis de deux cavités (même réseau) distante d’une centaine
de mètres : Matanyo « actif » (20 m de long) et Matanyo
« fossile » (10 m de long pour 4 m de profondeur). Les coordonnées de
la cabane proche des deux cavités ont été relevées au GPS.
Visite du captage d’eau
de Mangkio alimentant la ville de Luwuk : cavité en béton alimentée par un
siphon. Pointage GPS.
Recherches
d’informations sur les cavités : pertes et résurgences à voir.
Jean-Marc, Béa et Flo
visitent et relèvent le croquis de Gua Wira : grandes salles avec des
milliers de chauves-souris et du guano partout.
Repérage d’une
résurgence impénétrable (moins de 10 l/s) à quelques kilomètres de Bantayan (30
km à l’est de Luwuk).
Phil, Nico et Holid
(indonésien de 30 ans rencontré par hasard qui va se joindre à l’expé pendant
plusieurs jours).
Montée sur le massif de
Tontoan au-dessus de Luwuk. Pointage GPS de la perte-lac de Liyon. Départ pour
chercher Enggana, la résurgence supposée de la belle rivière de
Simpong. 4 bonnes heures de marche
depuis Luwuk dont une partie en forêt à la machette pour arriver devant une
entrée crachant de l’eau de tous les côtés. Les pluies quotidiennes à cette
époque rendent cette grotte impénétrable, les crues sont trop importantes.
Jean-Marc, Béa et Flo
recherchent des informations avec Yani dans deux villages : Nambon et
Solan.
Phil, Holid et Nico
visitent la résurgence de Keles (longueur 15 m) au-dessus de Luwuk. Elle est
pénétrable sur une quinzaine de mètres, après l’étroitesse de la galerie, le
niveau d’eau et les blocs coincés bloquent définitivement le passage. Remontée
pendant ½ h du ruisseau (à sec) de Soho au-dessus de la résurgence sans
résultats. Le GPS neuf a rendu l’âme.
Jean-Marc, Béa, Flo,
Phil et Nico montent sur le plateau de Keles. Nous n’avons pas trouvé le trou
indiqué la veille.
Nous quittons Luwuk avec
Holid à 22 h par bateau pour l’île Peleng.
Arrivée à 3h à Salakan
(île Peleng). Nous rejoignons le village de Mansamat par taxi à 5h. Nous sommes
hébergés chez Nani (la belle sœur à Holid). Béa, Phil et Flo se reposent.
Jean-Marc, Holid et Nico
guidés par le beau-frère de Holid montent sur le plateau de Lipu pour chercher
la perte de Pondoboi (altitude 200 m environ). La marche et la recherche nous
ont pris 4 heures. En fait la perte se situe dans le jardin de Pondoboi à 1h 45
de marche de Mansamat. Jean-Marc et Nico explorent la perte jusqu'à - 90 mètres
environ. Arrêt en haut d’un P15.
Jean-Marc et Béa
quittent l’équipe pour aller faire du tourisme.
Flo se repose.
Phil, Holid et Nico
montent sur le massif de Lipu voir Sasam-Pean une nouvelle perte indiquée par
les villageois. Assuré par Nico, Phil descend le P7 d’entrée et après un R3, il
s’arrête en haut d’un puits de 10 mètres. Nous avons maintenant deux cavités en
cours d’explo !
Marche sur le massif
guidé par des locaux. Exploration et réalisation du croquis de Gua Popisi (30 m
de long : arrêt sur étroiture à chauves-souris). La grotte se trouve
proche du village de Lesan en bordure d’une rivière.
Anecdotes du jour :
- Info médicale
locale : en cas de mal au ventre, appliquer du pétrole de lampe sur le
nombril.
-
Un indonésien veut nous emmener à une grotte qu’il
connaît. Après plusieurs minutes de recherches infructueuses, il nous annonce
que nous verrons la grotte que si nous y croyons vraiment. Nous n’avons pas du
y croire assez fort, car nous n’avons rien trouvé...
Lever 6h. Les fortes
pluies jusqu'à 9h retardent notre départ à 10h.
Phil, Flo et Nico
explorent et topographient la perte de Sasam-Pean (altitude 200 m environ). Les
pluies du matin ont formé un beau ruisseau qui se jette dans le P 7. C’est
agréable de faire de la spéléo dans de l’eau chaude !
Après le passage d’un
boyau faisant voûte mouillante qui livrera le passage d’une galerie affluente
et la désobstruction d’une galerie, nous nous arrêterons dix mètres au-dessus
d’une grande galerie qui nous fera rêver jusqu’au lendemain.
TPST : 4h. Le
développement est d’environ 250 m.
Animaux
rencontrés : crabes, criquets, serpent de 2 m de long.
Visite du marché de
Mansamat entre 6h et 7h.
Phil, Flo et Nico
poursuivent l’exploration et la topographie de Sasam-Pean. Après la descente du
P10 et le passage d’une trémie de gros blocs,
nous rejoignons un joli petit collecteur au parcours agrémenté de petits
ressauts. Arrêt sur siphon. En remontant, Phil trouve l’arrivée d’un affluent
que l’on remontera jusqu'à une grande salle colmatée par une coulée
stalagmitique. L’escalade de l’amont de la grande galerie n’a rien donné.
TPST : 5h30.
Développement total 600 m environ pour 90 m de profondeur.
Phil repose son genou et
son pied.
Flo, Holid et Nico
recherche sans résultat la grotte de Olu. Nous avons attendu plusieurs heures
« l’Homme qui connaît » en vain.
Croyance locale :
lorsque les animaux vivent vieux, ils ont un diamant lumineux qui pousse sur le
front.
Phil, Flo, Holid et Nico
explorent et topographient la perte de Pondoboi. Joli réseau actif
concrétionné. Obstacles : R5, voûte mouillante, P10. Environ 500 m de
développement et 130 m de profondeur. Arrêt sur siphon. Animaux
rencontrés : crabes, criquets, serpents de 2 m de long. Il semblerait que
les serpents stationnent dans les étroitures pour attraper les chauves-souris.
Nous avons initié Holid
à la spéléo, il se souviendra longtemps des étroitures et des puits !
Croyance locale :
Selon une partie de la population locale nous explorons les cavités pour trois
raisons essentielles :
-
pour poser des bombes au fond des trous,
-
pour repérer les endroits où les locaux pourraient
se cacher en cas de conflit entre la France et l’Indonésie !
-
pour récupérer des choses précieuses.
Nous quittons Mansamat
et la maison de Nani où nous avons été accueillis de manière remarquable pour
la modique somme de 20f/j pour 3 personnes.
Nous embarquons à 8h30
sur une pirogue à moteur pour rejoindre Liang (à l’ouest de Mansamat toujours
sur l’île Peleng).
Installation chez
l’habitant pour le même tarif. A la demande du chef du village (kepala desa)
nous informons la police de notre présence. Elle assurera notre sécurité (sic).
Les guides locaux
imposés nous emmènent à la grotte de Pentu à proximité de Liang.
Après avoir fouillé
chaque recoin de la cavité, nous découvrons des galeries inconnues des jeunes
qui nous accompagnent. Topographie de la cavité (280 m de développement). Nous
avons été suivis par cinq jeunes du village dans les parties
« nouvelles » de la grotte.
Nous avons collecté des
informations sur trois cavités proche des villages de Vasosol et Apal.
Anecdote du jour :
Phil s’est rendu chez le médecin d’Etat du village pour une mycose au pied. La
consultation et les médicaments ont coûté 1F50. Le traitement a parfaitement
soigné Phil.
7h : Phil, Flo, Holid
et Nico se rendent par bus au village de Basosol (une dizaine de kilomètres de
Liang). Nous nous sommes rendus à la mata-air de Basosol. Une mata-air est le
mot indonésien pour résurgence, la traduction littérale en est « l’œil
d’eau ». Contrairement à nos indications c’est juste un orifice noyé sous
un arbre : pas de cavité.
Montée à pied par
sentier au village de Sempe-Conan. Malgré les informations de la veille, les
villageois nous disent qu’il n’y a aucune grotte dans le secteur. Le manque
total de précision chez les Indonésiens est difficile à accepter pour les
pauvres européens que nous sommes !
Bel accueil de la
population. Nous avons rencontré le chef du village qui s’est présenté comme
étant le prophète de l’Indonésie, c’est un vieux monsieur qui a passé plus
de 15 années de sa vie en prison pour ses convictions religieuses.
Sa mission quasi-divine
était d’enseigner la tolérance, l’amour et le respect d’autrui aux villageois.
D’un autre côté, il impose sa loi de manière très stricte : alcool et
cigarettes interdits, port du tchador obligatoire pour les femmes.
Redescente à Basosol.
Phil rentre à Liang.
Flo, Holid et Nico
descendent au village de Pal. Exploration et réalisation de croquis de deux
cavités proches de Pal : Tatangkolok (environ 25 m de long) et Luyang
(environ 40 m de long). Nous avons pris rendez-vous le lendemain à 7 h pour
d’autres cavités. Retour à Liang à pied.
Remarque :
la population ne connaît pas le milieu souterrain, les gens ont très peur des
gros serpents qu’ils pensent trouver dans les grottes. Il est donc très
difficile de se faire emmener jusqu’à une cavité. En fait, on nous indique le
moindre orifice dans du rocher. Les rares personnes qui nous ont indiqués de
véritables grottes –et encore !- sont les chercheurs de nids
d’hirondelles.
Lever 5h 30. Attente du
bus en vain. Nous partons (Phil, Flo, Holid et Nico) finalement à 10h 15 par
camion benne pour Pal. Exploration et croquis de deux cavités: Balantak (40 m
de long) et Leng (70 m de long). Phil retombe à chaque fois sur un minuscule
actif qui devient vite impénétrable. La morphologie est identique avec les deux
cavités de la veille. Les quatre cavités sont dans un même axe et ne pénètrent
pas. La zone n’est pas intéressante, il n’y a pas de gradient hydraulique.
Départ de Liang à 6h
pour Alakasing. Le chef du village nous a accueillis chez lui. Flo se dévoue
pour garder les sacs de l’équipe.
A 8h, Phil, Holid et
Nico accompagnés par deux guides du village montent (45 mn de marche) à la
grotte (résurgence) de Timbolongan qui se situe dans le secteur de Batu-Bembé.
La cavité est connue sur 100 mètres par les deux guides. En effet au bout d’une
centaine de mètres la galerie butte sur un siphon, en s'allongeant dedans, Phil
se rend compte qu’il est ponctuel, moins de un mètre cinquante. Il le passe et
par une longue succession de voûtes basses, il remonte le collecteur jusqu’à la
perte du cours d’eau, il explore ensuite un affluent étroit qui retombe sur un
second actif, moins important et rapidement impénétrable.
Exploration,
topographie, et croquis de la cavité
La cavité développe
environ 300 mètres de long. La topo est approximative, le compteur de la boîte
topo nous a lâchement abandonnés lors de cette sortie !
Retour au village à 12h
et repas chez le kepala desa. Nous prenons un bus à 13h 15 pour Salakan
(arrivée à 14h). Phil garde les sacs.
Flo, Holid et Nico se
rendent à Pode-Sompuloi située à 2 km
de Salakan, proche du village de Paisu-Bone. La cavité en bord de mer, de 3 mètres
de long, bute sur un siphon d’eau douce.
Embarquement pour Luwuk
à 17h 30. Départ du bateau à 22h.
Anecdote du jour :
nous avons vu une série de photos surprenantes prises la semaine précédente
dans l’île en face de Salakan :
Photo n°1 : un python de 7 m de long avec une
boursouflure au niveau de l’abdomen,
Photo n°2 : dépeçage du python par des
indonésiens,
Photo n°3 : le python ouvert en deux avec un
homme d’une cinquantaine d’année en short et tee-shirt parfaitement conservé
(bien que légèrement attaqué par les sucs digestifs !)
Déroulement des
faits : l’Indonésien s’est fait attaquer par le serpent. Il a été étouffé
puis ingurgité. Quelques heures après, le python a été tué pendant qu’il
dormait (digestion).
Arrivée à Luwuk vers 4h.
A contrecœur, Holid nous quitte pour rejoindre sa famille et reprendre son
travail. Au petit matin nous achetons du carbure et un double-décamètre pour
remplacer le compteur de la boite topo. Nous attendons du bus pour Lamala Kota
jusqu’à 10h30 et nous devrons annuler le départ pour cause de gastro –maladie
incompatible avec de longs trajets !
De retour à l’hôtel Dynastie nous retrouvons par chance
Jean-Marc et Béa. Nous mangerons ensemble le soir au Maleo Cottage. Jean-Marc et Béa restent sur place jusqu’au départ
de leur avion.
Départ de Luwuk à 9h par
bus pour Lamala Kota (arrivée à la guest house à 11h). Nous partons pour la
grotte de Kantala, proche du village de Poroan, nous sommes accompagnés par le
chef du village. En arrivant après quelques kilomètres de marche, une
cinquantaine d’enfants et d’adolescents nous entourent. Nous sommes devant une
belle vasque d’eau douce en bord de mer dans laquelle les enfants adorent se
baigner. La grotte est une centaine de mètre au-dessus, elle se compose d’une
salle circulaire de 10 mètres de diamètre.
Anecdote du jour :
nous avons démystifié la grotte. En effet personne ne voulait y rentrer, en
particulier le kepala desa, puis nous y sommes retournés avec une dizaine
d’adolescents heureux d’être rentrés sous terre.
Départ à 5h 30 pour une
cavité proche de Ranga-Ranga. Nous attendons un taxi vide pendant 3h, puis nous
partons à pieds pour finir par camion jusqu’à Ranga-Ranga. La cavité indiquée
la veille n’est pas connue des habitants. Seule Gua Wira (déjà visitée par une
partie de l’équipe le 14 novembre) est connue.
Retour à Lamala Kota à
13h. Départ du village à 15h grâce à un gars sympa qui nous emmène gratuitement
à Balangtak (Est de Sulawesi centre). Un de ses ami nous assure connaître une
grotte de 4 kilomètres de long en montagne au-dessus de son village. Nous
sommes très sceptiques mais nous donnerions cher pour qu’il dise vrai !
rendez-vous est pris pour le lendemain avec lui afin d’aller voir.
Lever 6h. attente de
notre guide et des motos qui doivent nous amener jusqu’à 8h30. Ils arrivent enfin et nous portent au village de
Sulu Bombong (25 km de Balangtak).
A un kilomètre de là, en
bordure de route, ils nous montrent l’entrée de la cavité. Nous y croyons
maintenant beaucoup moins !
En fait Philippe fera
une superbe traversée de 40 mètres sous la route entre des blocs.
Nous visitons et
relevons le croquis de Gua Limbonga. Une jolie doline de 40 mètres de
profondeur. Nous pénétrons d’une vingtaine de mètres sous terre en fond de
doline à plusieurs endroits pour buter sur un siphon. La dépression se situe à
deux kilomètres au-dessus de Sulu Bombong.
Retour à Balangtak.
Deuxième nuit sur place.
Départ à 7h par taxi,
pour arriver à Bantayan (30 km à l’est de Luwuk) à 10h. Flo garde les sacs.
Phil et Nico se rendent
à la grotte de Boco-Boco à 4 km au pied du massif. Ce n’est pas une cavité mais
un passage de 6 mètres de long entre les blocs. Retour vers 12h et installation
chez l’habitant pour récupérer des informations sur les pertes se trouvant en
altitude et passer la nuit. D’après un vieux monsieur ayant longtemps travaillé
en forêt, aucune grotte n’est pénétrable par l’homme sur le massif.
Nous décidons de partir
dès le lendemain et de changer de zone.
Départ de Bantayan à 7h
pour Luwuk. Attente correspondance pour Poso de 9h à 13h. Arrivée à Poso (
centre de Sulawesi) après 10h30 de bus inconfortable.
Anecdote du jour :
Les ponts couverts ne sont pas toujours assez hauts pour laisser passer les
bus. Donc on franchit la rivière en passant dans l’eau et en fermant les portes
pour éviter trop de remontée d’eau dans le bus. On prie pour ne pas rester
bloqué au milieu de la rivière !
Lever 8h. Renseignements
sur les moyens de retour sur Manado. Départ de Poso par taxi pour Tentena
(arrivée à 12h 45). Tentena se situe au centre de Sulawesi en bordure du lac
Poso. Installation à l’hôtel et renseignements sur les cavités de la région.
Départ à 7h 30 par
camion benne pour la grotte de Kamporesa. Visite de la cavité : traversée
active de 40 m entre gros blocs sous la route, nous nous spécialisons dans ce
type de traversées !
Nous allons au village
de Poleganyara (36 km de Tentena sur la route de Pindolo) pour recherches
d’informations sur la grotte de Pendega. Nous sommes accueillis par le
Kepaladesa qui nous hébergera à partir du lendemain. Le rendez-vous est pris
pour le 6 décembre avec un guide.
Retour à Tentena à 15h
par bus.
Lever 7h. Attente au
terminal de 8h 45 à 13h 30, les bus ne sont pas nombreux le dimanche. Il nous
faudra affréter un charter. Arrivée à Poleganyara vers 15h par taxi.
Installation chez le chef du village.
Départ 6h 30 avec notre
guide de 73 ans et un enfant. Trois heures de marche sur le massif à l’ouest de
Poleganyara. pour atteindre la « grotte » : encore un porche
sous un gros bloc. Quelques crânes humains se trouvent dans le porche. Retour à
13h.
Le guide n’était pas
très correct : il nous a menti quand à l’existence et à la description de
la cavité pour nous faire payer ses services. De plus, il a profité de notre
ballade pour récolter des nids d’hirondelles, activité très lucrative dans ce
pays –un nid se vend l’équivalent de cent francs français.
Nous décidons d’arrêter
nos recherches spéléo aujourd’hui et nous nous débarrassons du matériel
superflu. Après un mois d’activité consacré à la recherche de grotte, nous
allons visiter les jolis coins du nord de l’île.
Seconde nuit à
Poleganyara.
Départ à 6h 30 par taxi
pour Poso (arrivée à 10h). Attente jusqu’à 13h 30 le bus pour Manado. 800
kilomètres d’une traite dans un bus inconfortable nous attendent. Bus de 30
places avec petits sièges non inclinables, pas de climatisation, pot
d’échappement troué, musique à fond, sacs de riz avec passagers dans l’allée
centrale. Panne de gasoil à 20 km de Manado. Le voyage épique a duré 25 heures.
Arrivée à Manado à 14h
30. Installation à l’hôtel le Smiling.
Nous rencontrons un Suisse allemand qui n’a de Suisse que le passeport, il
voyage en effet depuis 22 ans ! quasi exclusivement en Asie pour la
gentillesse des gens et le coût peu élevé de la vie.
Matin : repos et
ballade dans la ville de Manado.
Embarquement à 13h 30
pour l’île de Bunaken (au nord de Manado). Installation à l’hôtel M.C. vers 14h
30. Nous sommes dans un coin réputé pour la plongée. La clientèle - 9
personnes, la foule ! - est exclusivement occidentale. La pension complète
(avec repas excellents) s’élève à 30 F/J/personne, hors de prix !
Repos, ballade,
baignade, bouffe, etc.…Bref on a la vie dure…
Repos, ballade,
baignade, bouffe, etc.…Nous avons initié Nico aux joies du snorkelling dans un
des sites les plus réputés pour la qualité de son corail.
Repos, ballade,
baignade, plongée, bouffe, etc.…Nous sommes toujours à l’hôtel M.C.
Départ de l’île de
Bunaken à 8h30 après 1h 30 d’attente pour cause de mer agitée. Débarquement à
Wori et non à Manado pour la même raison. Nous rejoignons Manado (15 km) par
taxi.
Nous nous rendons à
Tomohon (20 km au sud de Manado). Installation à l’hôtel Happy Flower : l’hôtel incontournable pour les travellers.
Visite d’une fabrique de maison indonésienne en bois pouvant être livrée
partout dans le monde.
Matinée : visite du
marché de Tomohon. Marché très sympa et très achalandé : rats,
chauve-souris, chiens…on trouve de tout !
Après-midi : marche
jusqu’au sommet du volcan Mahawu avec quatre occidentaux rencontrés à l’hôtel.
Au fond du cratère se trouve un lac vert avec du souffre et des fumées.
Au repas du soir, à
défaut de chauves-souris, nous avons mangé du rat, enfin nous avons à peine
touché à l’assiette ! personne n’a vraiment apprécié.
Nous partons vers 10
heures pour un « circuit touristique ». Nous allons voir
successivement le lac sulfureux de Linow, les cascades de Tincep (Tincep Waterfall), la source d’eau
chaude de Langowan et le lac de Tondano. Repas excellent au Danau Tondano Restaurant sur les berges
du lac. Retour à l’hôtel vers 18 h.
Lever 2h 15. Départ à 3h avec deux occidentaux et un
guide pour l’ascension du volcan de Lokon. Arrivée au sommet à 4h 30. Le volcan
est en activité : on voit dans le cratère de la lave, du souffre et des
fumées, un beau spectacle. Descente en une heure sur l’hôtel.
Départ de Tomohon à 12h
30 pour Manado. Installation à l’hôtel le
Smiling. Repos, courses, grosse bouffe au restaurant.
Repos, ballade dans la
ville de Manado, courses, grosse bouffe au restaurant.
Départ de l’hôtel à 11h.
Attente à l’aéroport jusqu’à 15h 30, l’avion a du retard. Arrivée à Singapour
vers 19h. Départ de Singapour vers 23h.
Arrivée à Paris à 6h 30
après 14 heures de vol.
Phil et Flo restent sur
Paris. Le sac de Flo n’est pas là, c’est moins agréable d’être en tongs à Paris
qu’a Manado !
Nico continu sur Toulouse.
Arrivée à 9h. Encore une perte de sac. Il est heureusement récupéré le
lendemain.
L’expédition s‘est déroulée aux mois de
novembre et décembre 99 dans l’état du « milieu des Célèbes », en
Indonésie
Les Célèbes ou Sulawesi
est une île de l'est de l'Indonésie, une des plus grandes îles de l'archipel
malais, située à l'est de Bornéo et à l'ouest des Moluques.
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Sulawesi Tengah qui signifie « Sulawesi centre » est
constitué de la branche est de l’île, incluant le centre nord-est autour de la
ville de Poso. La mousson y est inverse de Sulawesi Nord ou des îles de Sumatra
ou de Java.
Histoire
Les Portugais découvrirent l'île, à laquelle il donnèrent son nom, en
1512, mais, à partir de 1607 environ, les Hollandais s'imposèrent, même s'ils
n'en prirent le contrôle total qu'au XIXe siècle.
Sous la domination hollandaise, l'île fut une importante province des Indes
orientales hollandaises représentée par un gouvernement des Célèbes dans la
partie sud de l'île et par la résidence de Manado dans le nord. La capitale du
gouvernement et principal port des Célèbes fut la ville de Makassar
(aujourd'hui Ujungpandang), située sur la presqu'île de Makassar, dans le
détroit de Makassar. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Japonais
dominèrent l'île de 1942 à 1945. En 1946, les Célèbes furent rattachées à
l'état autonome d'Indonésie orientale, une partie de la nouvelle république
unitaire d'Indonésie (aujourd'hui république d'Indonésie). La population de
l'île s'élève à 12 522 000 habitants (1990).
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